Émirats Arabes Unis

Tu es Sept émirats de désert et de dunes
Vivant dans tes palais faits d’ors et de fortunes
Tu construis ta mosquée au format pléthorique
Ton permanent excès défie la rhétorique

Quand durant plusieurs mois ton soleil est brûlant
Plus personne ne sort. La vie capitulant,
A l’ombre des palmiers, il faut se réfugier.
Prendre date en hiver est à privilégier.

Abou Dabi, Dubaï sont tes têtes pensantes
Offrant adroitement des alchimies savantes
Entre la tradition et la modernité
Pêche de ton ancêtre ou bolide kité

Quand le vent du désert recouvre tes atours
Le Shamal et son sable ornementent tes tours
Qui pointent vers le ciel, insolents aiguillons
Défiant l’infini au cœur des tourbillons

Pour le shopping tes malls sont plus que gigantesques
Comme sont tes émirs sur les immenses fresques
Ici tout est argent et tout est démesure
Et tout est immédiat, rien n’est fur à mesure

Sous la tente, au désert, où tu reviens parfois
Loin des pétrodollars te revient autrefois
Ce temps pas si lointain où ta femme voilée
Vous partageait le thé sous la voûte étoilée.